D’après le procureur de la République d’Epinal, en conférence de presse le 2 avril dernier, le prêtre qui a été assassiné le 31 mars dernier à coups de pierre et de canne, ainsi qu’une femme qui l’accompagnait, dans le village de Xertigny dans les Vosges, par un homme originaire de Mayotte, connu pour violences et suivi pour troubles psychiatriques, n’a pas été tué du fait de sa fonction.
“La fonction de prêtre du père Pierre Panon, tué à coups de pierre lundi 31 mars dans les Vosges “n’était pas apparente et aucun élément ne permet d’établir un lien entre sa qualité et le passage à l’acte”, a indiqué mercredi 2 avril Frédéric Nahon, procureur de la République d’Epinal”.
L’état du suspect, hospitalisé d’office, n’a pas permis d’éclairer le mobile de son double meurtre. Le suspect habitait Epinal depuis à priori juillet dernier et n’avait pas encore fait parler de lui dans les Vosges. Il aurait été présent à Xertigny depuis dimanche 30 mars, où des traces d’effraction et une tentative d’incendie ont été relevées dans un local proche de la gare.
Le Figaro donne quelques précisions sur les circonstances : “Aucune des deux victimes – qui étaient «amis» – n’habitait sur place. Ils étaient présents depuis «plusieurs jours» dans ce village de 2.500 habitants pour garder la maison du frère de la femme, parti en vacances. C’est dans cette bâtisse, située dans une «zone pavillonnaire à proximité d’une forêt», non loin de la gare, qu’a été interpellé le mis en cause. Les pieds ensanglantés, il a hurlé, s’est rebellé, et a indiqué aux gendarmes qu’ils savaient pourquoi ils étaient là. Mais il n’a pas pu s’exprimer davantage, ayant été rapidement hospitalisé en psychiatrie. Selon les enquêteurs, les faits se sont produits entre 13h30, heure à laquelle un témoin est passé sur les lieux du crime et n’a rien vu d’anormal, et 14 heures, quand des promeneurs ont découvert les corps des victimes, «le crâne fracassé». L’homme gisait au milieu de la voie publique tandis que le corps de la femme était «recroquevillé à proximité d’un muret», en face de l’habitation. «À proximité des corps étaient retrouvées plusieurs pierres ensanglantées, de la taille d’un gros pavé, ainsi qu’une canne brisée», a encore décrit le procureur”.