Dans la nuit du 5 au 6 septembre dernier un homme de 22 ans a détruit une cinquantaine de tombes, et plusieurs croix ou crucifix au cimetière de Froges en Isère, dans le Grésivaudan. Rapidement arrêté, il a reconnu les faits et a affirmé avoir fait “une sorte de pélérinage” sur les lieux de son enfance, où il a connu de la maltraitance, pour “extérioriser [sa] colère en s’en prenant à des éléments religieux évoquant Dieu“.
“Concernant la personnalité du présumé auteur des faits, les gendarmes ont relevé une « fragilité psychiatrique assez clairement perceptible », explique le procureur adjoint. D’ailleurs, le mis en cause a lui-même évoqué « un trouble autistique non diagnostiqué ». Inconnu de la justice jusqu’alors, le jeune profanateur portait au moment des faits un couteau de type Opinel « au motif de se défendre », a‑t-il prétendu. Les faits, qualifiés de « violation de sépulture, tombeau, urne cinéraire ou monument édifié à la mémoire des morts », sont passibles d’un an de prison et 15 000 euros d’amende“.
Il a été jugé et condamné pour ces faits le 21 octobre dernier; courant septembre, le maire de Froges a félicité lors d’une cérémonie six jeunes gens de la commune qui l’avaient arrêté en flagrant délit au cimetière.