Dans la résolution du 21 janvier dernier intitulée les droits de l’homme et la démocratie dans le monde et la politique de l’Union européenne en la matière, le Parlement européen a reconnu la christianophobie et la persécution des chrétiens :
- N. considérant que les communautés chrétiennes du Moyen-Orient, qui comptent parmi les plus anciennes au monde, continuent de faire l’objet de persécutions graves, de discriminations, de déplacements forcés et de restrictions de leur liberté de religion ou de conviction;
- 83. condamne une nouvelle fois toutes les formes de racisme, d’intolérance, d’antisémitisme, d’islamophobie, de persécution des chrétiens, de xénophobie et de discrimination fondées sur la race, l’origine ethnique, la nationalité, la classe sociale, le handicap, la caste, la religion, les convictions, l’âge, l’orientation sexuelle ou l’identité de genre; prône l’adoption ou le renforcement de mécanismes de signalement des comportements discriminatoires ainsi que l’accès à des voies de recours effectives, afin de contribuer à mettre un terme à l’impunité de ceux qui se livrent à de tels actes;
- 84. déplore que, alors que le christianisme reste aujourd’hui la religion la plus persécutée au monde, avec plus de 380 millions de personnes concernées, la fonction de coordinateur européen chargé de la lutte contre la christianophobie n’existe pas, alors qu’un coordinateur a été désigné pour lutter contre l’islamophobie;
Une avancée timide, mais réelle, alors que 2211 actes anti-chrétiens ont été recensés en Europe en 2024 par l’Observatoire de l’intolérance et de la discrimination contre les chrétiens en Europe (OIDAC).