Le 17 février dernier le Karnaval des Gueux, fête autoproclamée “subversive” a réuni 400 personnes qui ont allumé un incendie sous le porche de la cathédrale de Montpellier et ont tagué ses murs; le diocèse a porté plainte. Il s’étonne aussi de l’attitude des policiers qui ont laissé faire.
“Le Karnaval des gueux, un rassemblement annuel depuis 1995, autoproclamé « fête subversive et parfaitement désorganisée », a réuni environ 400 personnes dans le centre-ville de Montpellier. Une fête marquée par l’inscription de tags sur la cathédrale Saint-Pierre et l’incendie de plusieurs palettes devant l’édifice. « Des individus se sont permis de souiller les portes et les murs de notre lieu de culte le plus central », s’offusque l’évêché.
Au-delà de la dégradation de l’édifice, c’est l’attitude des policiers, présents sans intervenir, qui froisse particulièrement les représentants de l’Eglise. « Le diocèse de Montpellier a décidé de saisir la justice afin que toute la lumière soit faite sur les motivations de cet acte et sur l’inaction des services d’ordre présents sur place. Nous attendons des autorités compétentes qu’elles assurent la protection des lieux de culte et la sérénité des croyants. »
La préfecture a répondu par un autre communiqué sur l’attitude des policiers : “ Concernant le feu de palettes devant la cathédrale, le choix tactique a été de prendre en compte le risque pour les personnes présentes d’une intervention offensive des forces de l’ordre. Les policiers ont protégé les sapeurs pompiers lorsque ces derniers sont intervenus pour éteindre ce feu de palettes. »
La préfète, Chantal Mauchet, « condamne fermement cet incendie et les dégradations qui ont eu lieu sur l’édifice religieux, propriété de l’Etat, pour lesquelles je dépose plainte. »