Mi-mars, la chapelle sainte Eurosia – protectrice des cultures et des moissons – dans la campagne près de Verolengo a été pillée, sans effraction. Les objets sacrés dont les calices ont été emportés. Les carabiniers ouvrent une enquête mais n’ont pas le temps de retrouver qui que ce soit, quatre adolescents se livrent dans la journée même et rendent leur butin.
Ils seront quand même jugés, le vol étant une infraction d’ordre public. Mais la presse locale s’interroge : “une question demeure, plus importante encore que les objets retrouvés : qu’est-ce qui a poussé quatre jeunes à entrer dans une église et qu’est-ce qui les a incités, immédiatement après, à se livrer aux forces de l’ordre? Dans une région où les sites religieux demeurent des repères concrets et non des symboles abstraits, ce geste revêt un double poids. D’abord, il rompt un équilibre, puis il tente de le rétablir“.