Le 30 mars dernier, 11 tombes du cimetière du Puy sainte Réparade, dans les Bouches du Rhône au nord d’Aix en Provence, à la limite du Vaucluse, ont été constatées ouvertes ou endommagées – en droit, il s’agit de profanations, peut être liées à des tentatives de vols sur les corps des défunts. La municipalité a condamné les faits avec vigueur :
“”Je ne comprends pas, c’est extrêmement morbide et horrible” : le maire du Puy-Sainte-Réparade est choqué de ce qui s’est passé dans le cimetière de sa commune. Prévenu lundi matin d’une tombe “un peu ouverte, avec une plaque qui était tombée”, Jean-David Ciot a immédiatement envoyé une équipe de la police municipale sur place. Dans le cimetière, les agents constatent que plusieurs tombes sont touchées, onze en tout. Certaines ont été dégradées, d’autres carrément ouvertes.
Une enquête de la gendarmerie est en cours, des empreintes ont été relevées, des images des caméras de vidéosurveillance vont être analysées, notamment pour déterminer s’il y a bien eu une intrusion dans le cimetière et peut-être des vols dans les tombes. Une hypothèse qui scandalise l’élu : “Les mots me manquent. C’est tellement immonde d’aller ouvrir des tombes, peut-être regarder dans les cercueils pour voir ce qu’il y a (…), peut-être des bijoux ou des objets qui appartiennent aux morts”. Dans la commune, “c’est la consternation (…) c’est la dignité des morts et l’intimité des familles” qui sont touchées“.
Une enquête a été ouverte.