Quatre pseudo explorateurs urbains, qui avaient déjà volé et commis des dégradations dans des bâtiments anciens, dont des églises, à Caldarola dans les Marches en octobre dernier, ont recommencé dans plusieurs villages de l’Ombrie abandonnés depuis le séisme du 24 août 2016, et ont notamment profané le tombeau d’une abbesse le 4 janvier dernier, pour faire des vidéos postées en ligne. Bien des localités ont été tout simplement abandonnées, la population interdite de revenir chez elle pour raisons de sécurité, et sont plus ou moins mal gardées en attendant la reconstruction qui dans bien des cas n’a pas commencé.
“Le cambriolage, qui a eu lieu le matin de l’Épiphanie, a été reconstitué par les agents du commissariat de Caldarola (Macerata), qui avaient déjà eu affaire à ce groupe. Les quatre suspects, deux hommes et deux femmes âgés de 26 à 49 ans, sont passés à l’acte, armés de lampes torches et d’outils de cambriolage, et se sont introduits par effraction dans un édifice religieux déclaré inutilisable après le tremblement de terre. Selon la plainte, ils ont non seulement filmé les fresques et l’architecture sacrée, mais ont également ouvert et profané le cercueil contenant la dépouille de l’abbesse qui dirigeait autrefois l’ancien monastère.
L’enquête a révélé un véritable périple sur les lieux du séisme. Après avoir ciblé plusieurs bâtiments et sites sacrés dans la région des Marches en janvier, le groupe s’est déplacé en Ombrie, s’attaquant plus particulièrement à Norcia. Ce n’est pas la première fois qu’ils ont affaire à la justice : les mêmes militaires les avaient déjà signalés en octobre 2025, ainsi que onze autres personnes, pour tentative de vol aggravé et cambriolage à Caldarola, où ils avaient pris pour cible des bâtiments anciens, des églises et des maisons ornées de fresques.
À la suite de l’enquête, les quatre individus ont été déférés au parquet. Les chefs d’accusation retenus conjointement sont les suivants : violation de domicile, pour être entré sur une propriété saisie ou inhabitable ; violation de domicile, pour l’acte de profanation commis à Norcia ; et dommages aggravés, pour les dommages causés à un bien protégé et au patrimoine historique et artistique“.