Le 9 juillet, un commerçant musulman du quartier de Qazafi, à Baldia Town, dans la banlieue de Karachi, a reçu un colis anonyme contenant une page brûlée du Coran, avec des photos d’un catholique et de sa mère. Jugeant cet envoi suspect, il a eu le bon réflexe de prévenir les habitants et la police. Bien lui en a pris. Très rapidement la nouvelle de cette prétendue violation de la “loi anti-blasphème” s’était répandue dans le voisinage et la collaboration rapide entre les responsables religieux musulmans et chrétiens, les autorités civiles et les forces de sécurité a permis d’éviter une flambée de violence.