A l’occasion de l’incendie de l’Hôtel de ville de Limoges, le 17 octobre dernier, La Croix a publié une tribune de l’historien Matthieu Lours sur les incendies de monuments culturels – et notamment d’églises. On y lit notamment ceci:
Ces incendies sont donc les symptômes de trois maux constitutifs de la situation de la France d’aujourd’hui : déprise civilisationnelle, perte d’autorité des institutions, manque de moyens. Hérités du passé, les monuments sont avant tout des édifices du temps présent. Ils sont, littéralement, mis à l’épreuve du feu.
Ils sont aussi signe d’espoir. À chaque fois, après un sinistre la France a reconstruit ses monuments – à l’exception notable du palais des Tuileries, afin d’effacer la dernière résidence royale de Paris. Elle l’a fait avec ardeur et générosité. Le chantier de Notre-Dame en a été la preuve, à l’échelle nationale et internationale.
L’auteur ajoutait ce chiffre dont nous avons déjà parlé, mais qu’il faut marteler à temps et à contretemps: « Rien que pour le premier semestre de 2024, on constatait 26 incendies d’églises, dont 14 étaient d’origine criminelle, selon les chiffres de l’Observatoire du patrimoine religieux. »