La commission américaine pour la liberté religieuse internationale (USCIRF) a épinglé la Turquie dans son rapport.
« La Turquie est l’un des 16 pays d’Europe à maintenir une loi pénale sur le blasphème », précise le rapport. En effet, selon l’article 216(3) du Code pénal turc, un individu « qui insulte ouvertement les valeurs religieuses d’une partie du public » est passible d’une peine de prison allant de six mois à un an.
Mais, selon cette Commission, si de nombreux pays ont maintenu cette législation, ils sont peu nombreux à l’appliquer. Ce n’est pas le cas de la Turquie, qui en plus de l’utiliser, figure également « parmi les dix premiers pays au monde dont les cas de blasphème présumé impliquaient l’utilisation de réseaux sociaux« .
En revanche, grand silence de la même commission sur l’Ukraine, où il n’y a pas de loi sur le blasphème, mais où les perquisitions d’églises orthodoxes par les services secrets se multiplient, ainsi que les arrestations de clercs et de fidèles.