Nos confrères de Boulevard Voltaire dénoncent à juste titre le fait que, très souvent, les auteurs de saccage ou de profanation d’édifices cultuels soient jugés pénalement irresponsables pour raisons psychiatriques:
Si la responsabilité pénale de l’individu pourrait ne pas être engagée au regard de son profil psychiatrique, difficile pour autant de considérer cet acte comme un « non-sujet ». En France, nombreux sont les actes de vandalisme et les dégradations d’édifices religieux perpétrés par des « fous ».
À Mulhouse, l’homme qui avait violemment détérioré l’autel et trois confessionnaux de l’église Saint-Étienne, en juillet, avait été hospitalisé à la suite de son interpellation, son état psychique ayant été jugé incompatible avec une garde à vue. Même situation lors de l’incendie de l’église Notre-Dame-des-Champs, provoqué en juillet 2025 par un Roumain sans domicile fixe qui avait été hospitalisé puis déclaré pénalement irresponsable par le tribunal correctionnel de Paris. En novembre 2024, l’homme responsable de l’incendie de l’église Saint-Hilaire-le-Grand, à Poitiers, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, avait été reconnu coupable par la Justice, mais déclaré pénalement irresponsable, avant d’être interné de force en hôpital psychiatrique.
Autant d’exemples concrets de la recrudescence des actes antireligieux visant les lieux de culte et qui participent à la détérioration de notre patrimoine cultuel et culturel, sans compter la dégradation du sentiment de sécurité chez les croyants.